Resumé court
La tragédie du Pont de l’Alma revisitée? Sur fond des malentendus socioculturels qui semblent envenimer, depuis le 11 septembre surtout, les rapports entre les sociétés chrétiennes et blanches de l'Occident et le monde arabo-islamique en effervescence religieuse, l’auteur dresse un portrait attachant de Miss Anne, jeune femme issue de la noblesse anglaise et de Mohamad Ben Moussa, richissime playboy d’origine égyptienne.
Deux enfants terribles de la jet set cosmopolite constamment confrontés aux préjugés des uns et aux fanatismes des autres. Leur love story aurait pu être une rencontre des civilisations. Ce sera une tragédie. Resumé (4e de couverture)
Rien a priori ne présageait la rencontre de Miss Anne, jeune femme issue de la noblesse anglaise et Mohamad Ben Moussa, richissime playboy d’origine égyptienne. Sur fond des malentendus socioculturels qui semblent envenimer, depuis le 11 septembre surtout, les rapports entre les sociétés chrétiennes et blanches de l’Occident et le monde arabo-islamique en effervescence religieuse, l’auteur dresse, avec sensibilité et pudeur, un portrait attachant de ces deux enfants terribles de la jet set cosmopolite. Deux amants maudits constamment confrontés aux préjugés des uns et aux fanatismes des autres. Leur idylle aurait pu être une rencontre des civilisations. Ce sera une tragédie Certains aspects de cette love story ne manqueront pas d’évoquer dans les esprits la tragédie du Pont de l’Alma. L’Amant arabe de Miss Anne est un roman, œuvre d’imagination par définition. Extraits
Lové au creux d’un vallon de la verdoyante campagne anglaise, non loin de Londres, le manoir familial des Ashley somnolait dans l’opulence discrète d’une noblesse quelque peu désuète. Tout dans la maison, les meubles, les tapisseries, l’argenterie, la vaisselle, les linges de toilette, les batteries de cuisine fleuraient bon le vieux temps des colonies, des voyages en steamers P & O et des chapeaux de paille d’Italie. Une pléthore de tableaux de maître, de statuettes en jade, de porcelaines de Delft, d’objets d’art de tous genres et de toutes provenances encombrait les chambres, les salons, les tables de chevet. Même la véranda où, à des heures précises, le vieux militaire privé des fastes des cantonnements de Lucknow, prenait le thé accompagné de biscuits au gingembre ou de chocolats à la menthe. On y recevait peu. Ou pas du tout. De temps à autre, pourtant, de retour d’une partie de chasse, à la tombée du jour, alors que la brume enveloppait la masse imposante de la demeure seigneuriale, dans le grand salon aux boiseries lambrissées, l’ancien colonel prenait plaisir à offrir à ses compagnons, les meilleurs fusils de la région, une larme de sherry ou un doigt de porto. Nectar que les ladies en robe noire sirotaient avec beaucoup d’affectation, les sourcils et le petit doigt levés vers le ciel, les lèvres effleurant à peine le bord du verre.(Pages 57/58) Alors, avec cette faculté de volte-face qui l’a toujours caractérisée, laissant choir sur place le sac de voyage qu’elle était en train de défaire, elle se redressa et, bravant hypocrisie et inhibitions, passa ses doigts dans la broussaille de boucles noires de celui qui – elle le savait – allait devenir son amant. Ici, maintenant. Heureuse de ce qui lui arrive, de ce qu’elle fait en ce moment, de ce qu’ils feront demain, dans les jours qui vont suivre, elle s’engouffra dans la salle de bains et se déshabilla. Lorsque, un peu plus tard, sur un lit non encore défait, avec cette sensibilité dont les hommes à femmes connaissent si bien le secret, tantôt fébriles et tremblantes, tantôt expertes et patientes, les mains idolâtrées jusque-là, vinrent s’emparer de son corps parfait, sublimant la chair parfumée, explorant les zones érogènes, flattant les bombements exquis et les creux délicieux, Miss Anne, brûlant de désir, laissa exulter son corps. Eperdument, sans peur, sans bigoterie.Jeune femme épanouie aimant l’amour et le vin, le soleil et la mer, Miss Anne avait franchi le pas. Libérée de ses peurs, elle était prête à fouler aux pieds son nom et son rang, l’affection des siens et l’estime de son clan pour l’homme qui sera l’homme de sa vie. (Pages 172/173)
Date de création : 09/09/2008 @ 14:19
Dernière modification : 23/11/2008 @ 19:13
Catégorie : Livres
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